mercredi 13 mai 2009

Les apparences

Un beau quartier, une belle maison, des parents qui s'aiment plus que tout, 2 filles solidairent l'une envers l'autre, sur le bord de la mer tous les été, un chien...la famille parfaite, une vie parfaite...


La cadette âgée de 16 ans a le visage figé. Elle sait comment elle doit réagir devant son père qui lui crit des insultes. Elle est habituée à se genre de crise...face à cette situation, elle ne fait que l'écouter. Elle ne dit rien, ne fait aucun geste puisque connaissant son père, elle sait qu'il est un homme impulsif. Qu'il dit et fait des choses qu'il regrette par la suite. Alors, elle se tient droite. Il hausse le ton, beaucoup plus fort qu'à l'habitude. Elle n'est plus certaine si cette fois-ci, sa non-réaction sera efficace pour le calmer. Ne voyant toujours aucune réaction de sa fille, qui la regarde par-dessus la palissade de l'escalier, il s'impatiente et décide de monter. Il monte les escaliers avec difficulté, mais y parvient. La jeune fille a peur. Très peur, elle a le souffle couper. Ces pieds sont ancrés dans le sol et elle ne peut bouger. Il n'y a aucune issu. Son père l'a prend par le bras avec fermeté en lui criant les pires insultes sur cette Terre. Il lance et casse tout ce qu'il trouve sur son passage. Des draps, des crayons, des cahiers, des vêtements, tout.


Impuissante devant cette situation et ne pouvant plus entendre les cris de mon père et les pleurs de ma soeur, je fuis...

Aux petites heures du matin, la famille se réveil; les parents au travail et les enfants à l'école. La veille, il ne sait rien passé.


Oui, cette maison possède une bien belle façade, mais est-ce suffisant ?

4 commentaires:

  1. "2 filles solidaires l'une envers l'autre" ... la cadette a dû se demander où était sa soeur en moment de détresse... Quoique j'peux pas imaginer la tempête dans la tête de la protagoniste.
    La banlieue est une foire aux monstres, c'en est abérant. Faudrait agir. Prévenir plutot que guérir... comme une blessure à l'âme.

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  2. Effectivement! Mais je crois quelle était impuissante. Il n'y avait rien à faire. Quelques fois, réagir ne fait qu'aggraver les choses. Avec des gens impulsifs, on ne sait jamais ce qu'ils peuvent faire. Je pense que la meilleure solution est de ne pas les provoquer.

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  3. Devant chez nous, à la sortie des enfants en bus scolaire, j'ai vu un chauffard vachement épais comme une brute épaisse peut l'être: il a bloqué la voiture d'une femme avec son pick-up et a commencé à l'engueuler, la traiter de tous les noms les plus dégueulasses... et j'étais dans l'entrée, la vitre et la pelouse entre moi et la scène... les pieds figés, à me dire qu'il fallait réagir... mais jvoyais la femme pleurer après qu'il ait foutu le camp.
    C'était affreux. J'ai passé le reste de la journée à attendre qu'il repasse, et ça n'est jamais arrivé... Malheur à ma race.
    (21h50)

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  4. Je comprends vraiment... même si tu veux vraiment réagir, ce qui est des plus logiques, tu figes. Et c'est drole puisque je suis sauveteur et des situations stressante, j'en ai eu des tonnes....j'ai jamais figé. Mais certaines personne me fige complètement, surtout ce genre de situation.

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